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Tombeau de Philippe le Hardi
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Sculpture

Tombeau de Philippe le Hardi

Claus Sluter

1385-1411·Proto-Renaissance bourguignonne·Marbre noir et albâtre·Musée des Beaux-Arts de Dijon · Dijon

Éléments remarquables

Gisant du duc en albâtre blanc sur socle de marbre noir. Procession de 41 pleurants (moines et clercs) dans les niches du soubassement — chacun unique, chacun d'une expressivité bouleversante. Anges aux têtes du gisant. Petits chiens à ses pieds. Décor gothique flamboyant d'une richesse inouïe.

Signification historique et artistique

Les pleurants de Sluter — 41 figurines d'albâtre chacune unique dans son attitude de deuil — constituent la première grande série de portraits individualisés dans la sculpture française. Ils représentent la révolution du réalisme dans l'art de l'Europe du Nord qui préfigure directement le réalisme flamand et la Renaissance.

Contexte économique, social et religieux

Philippe le Hardi commande lui-même son tombeau dès 1385 — pratique courante des grands du XIVe siècle. Claus Sluter et son neveu Claus de Werve réalisent l'ensemble. Le tombeau est le modèle de tous les grands tombeaux bourguignons du XVe siècle, avec sa procession de pleurants en albâtre.

Commanditaire

Jean sans Peur (fils de Philippe le Hardi)