Éléments remarquables
Quatre cariatides colossales soutenant la tribune des musiciens. Corps féminins drapés d'une monumentalité sereine. Visages idéalisés. Draperies de style grec — chiton et himation. Attitudes légèrement différentes pour chaque figure évitant la monotonie. Équilibre parfait entre la fonction porteuse et la grâce sculpturale.
Signification historique et artistique
Les Cariatides du Louvre sont les premières grandes cariatides de la sculpture française — emprunt direct à l'architecture grecque (Érechthéion) via la connaissance humaniste des textes de Vitruve. Elles illustrent la volonté de Henri II de placer son royaume dans la continuité de la grandeur antique.
Contexte économique, social et religieux
Pierre Lescot reconstruit l'aile du Louvre pour Henri II à partir de 1546. Jean Goujon en est le sculpteur attitré. Les Cariatides — figures féminines servant de colonnes — sont empruntées à l'architecture grecque antique (Érechthéion d'Athènes). Leur introduction dans le Louvre royal marque la volonté de Henri II d'égaler la grandeur de l'Antiquité.
Le commanditaire

Henri II
1519-1559
Roi de France
« Henri II, roi de France — renovation du Louvre par Pierre Lescot »
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Le sculpteur
Jean Goujon
v.1510–v.1565
Sculpteur
Le plus grand sculpteur de la Renaissance française avec Pilon. Nymphes de la Fontaine des Innocents = chef-d'œuvre absolu du bas-relief. Cariatides du Louvre = premières cariatides françaises. Programme sculptural complet du Louvre sous Henri II (avec Pierre Lescot). Disparaît après 1562 — probablement victime des guerres de Religion (protestant). Style : grâce et légèreté inimitables, stiacciato d'une finesse aérienne.
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