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Cariatides de la Salle des Caryatides du Louvre
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Sculpture

Cariatides de la Salle des Caryatides du Louvre

Jean Goujon

1550-1551·Renaissance française·Pierre de taille (calcaire)·Musée du Louvre · Paris

Éléments remarquables

Quatre cariatides colossales soutenant la tribune des musiciens. Corps féminins drapés d'une monumentalité sereine. Visages idéalisés. Draperies de style grec — chiton et himation. Attitudes légèrement différentes pour chaque figure évitant la monotonie. Équilibre parfait entre la fonction porteuse et la grâce sculpturale.

Signification historique et artistique

Les Cariatides du Louvre sont les premières grandes cariatides de la sculpture française — emprunt direct à l'architecture grecque (Érechthéion) via la connaissance humaniste des textes de Vitruve. Elles illustrent la volonté de Henri II de placer son royaume dans la continuité de la grandeur antique.

Contexte économique, social et religieux

Pierre Lescot reconstruit l'aile du Louvre pour Henri II à partir de 1546. Jean Goujon en est le sculpteur attitré. Les Cariatides — figures féminines servant de colonnes — sont empruntées à l'architecture grecque antique (Érechthéion d'Athènes). Leur introduction dans le Louvre royal marque la volonté de Henri II d'égaler la grandeur de l'Antiquité.

Le commanditaire

 Henri II

Henri II

1519-1559

Roi de France

« Henri II, roi de France — renovation du Louvre par Pierre Lescot »

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Le sculpteur

Jean Goujon

Jean Goujon

v.1510–v.1565

Sculpteur

Le plus grand sculpteur de la Renaissance française avec Pilon. Nymphes de la Fontaine des Innocents = chef-d'œuvre absolu du bas-relief. Cariatides du Louvre = premières cariatides françaises. Programme sculptural complet du Louvre sous Henri II (avec Pierre Lescot). Disparaît après 1562 — probablement victime des guerres de Religion (protestant). Style : grâce et légèreté inimitables, stiacciato d'une finesse aérienne.

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