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Bas-relief de la Mise au Tombeau (jubé de Saint-Germain-l'Auxerrois)
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Sculpture

Bas-relief de la Mise au Tombeau (jubé de Saint-Germain-l'Auxerrois)

Jean Goujon

v.1544·Renaissance française·Pierre calcaire·Musée du Louvre · Paris

Éléments remarquables

Bas-relief de la Passion en stiacciato extrêmement plat. Personnages traités comme un cortège antique de figures drapées. Draperies jouant dans le vent. Mouvement contenu et serein. Composition en frise à l'antique.

Signification historique et artistique

Ces premiers bas-reliefs révèlent l'influence des sarcophages antiques sur Goujon — il traduit les scènes chrétiennes dans un langage plastique emprunté à la sculpture funéraire romaine, inaugurant un syncrétisme chrétien-antique typique de l'humanisme français.

Contexte économique, social et religieux

Jean Goujon réalise les bas-reliefs du jubé de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois (église paroissiale du Louvre, démolie en 1750) avant de travailler au Louvre royal. Ces premiers bas-reliefs révèlent déjà sa maîtrise exceptionnelle du stiacciato et son assimilation de l'antique.

Commanditaire

Chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois

Le sculpteur

Jean Goujon

Jean Goujon

v.1510–v.1565

Sculpteur

Le plus grand sculpteur de la Renaissance française avec Pilon. Nymphes de la Fontaine des Innocents = chef-d'œuvre absolu du bas-relief. Cariatides du Louvre = premières cariatides françaises. Programme sculptural complet du Louvre sous Henri II (avec Pierre Lescot). Disparaît après 1562 — probablement victime des guerres de Religion (protestant). Style : grâce et légèreté inimitables, stiacciato d'une finesse aérienne.

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